Sun Ship

Franpi, photographe et chroniqueur musical de Rouen, aime la photo, les concerts, les photos de concerts, la bière, les photos de bière, le Nord, les photos du nord, Frank Zappa et les photos de Frank Zappa, ah, non, il est mort.

05 novembre 2009

3ème Twittparty rouennaise

Il est de ces choses futiles dont on ne se lasse pas, et les rouennais utilisateurs de twitter se retrouverons dans quelques minutes au bar "le 3 pièces" pour échanger autrement qu'avec 140 caractères et en buvant des mojitos, ce qui n'est pas négligeable.
C'est marrant comme Internet invite à ces rencontre IRL. A l'époque ou je sévissais dans les forums, ce genre de rencontre, tout à fait sympathique se faisait régulièrement, et je m'y suis fait des amis chers ; vous les reconnaitrez, ce sont ces olibrius qui pourrissent agrémentent les pages de ce blog à mon grand plaisir et ont en général été traumatisé par les disques Hat-Hut partagé beaucoup de choses, au delà même du sujet qui nous réunissait !
Ce soir, rencontre avec le blogueur Narvic, de passage dans sa ville natale, qui va nous présenter de nouveaux outils 2.0, et notamment Cozop qui m'intéresse beaucoup. On en reparle !

Et bien sur, une photo qui n'a strictement rien à voir !

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02 novembre 2009

Monniot et Chevallier sur Citizen Jazz

Deux articles à lire ce soir, concernant deux musiciens qui sont des musiciens bien aimés par ici : Christophe Monniot pour son magnifique "Vivaldi Universel (saison 5)" dont il m'a tardé de parler ici, tellement ce disque est une tuerie, mais aussi un retour plus complet sur le concert de David Chevallier "Is that Pop Music ?!?" qui a déjà été abordé dans ces pages...
"Le lyrisme tellurique de notre « Baby-boomer » humairien trouve donc sa pleine puissance dans l’évocation des Quatre Saisons. Mais il ne se limite naturellement pas à une simple évocation de Vivaldi et la construction de l’œuvre est très référentielle : on pense à Mike Westbrook, bien sûr, qui a livré une relecture de Rossini, mais mais aussi à Frank Zappa (...) à Stravinsky, à Kuczer, mais aussi aux Pyromanes de David Chevallier, lui-même toujours sur le fil entre jazz en liberté et musique contemporaine." Lire l'article complet sur Citizen Jazz...
"« Is that pop music ?!? » interroge, un brin provocatrice, l’affiche du concert. La question ne se pose pas longtemps : dès le premier morceau on se dit que U2 n’y retrouverait pas ses petits, ou alors passés au kaléidoscope de nos improvisateurs." Lire l'article complet sur Citizen Jazz...

Quant à la photo, le concert de David Chevallier avec Christophe Monniot s'imposait bien évidemment !

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31 octobre 2009

Mise à jour spectacle

Juste un petit message de service pour dire que j'ai rajouté toutes les récentes photos de spectacle dans l'album afférent... Ainsi que quelques photos dans les "Escapades francophones"...
Comme je ne veux pas que vous vous soyez déplacé pour rien, une photo bonus, qui est une de mes préférées du moment !

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28 octobre 2009

Concert Around Wyatt sur Qobuz

Le premier projet de l'ONJ de Daniel Yvinec, "Around Robert Wyatt" a fait couler beaucoup d'encre, comme toujours en ce qui concerne les Orchestre National de Jazz, mais ici de manière peut-être amplifiée par son hommage à Robert Wyatt, si tangentiel au jazz. Voir la formation sur scène, même par la lucarne d'un streaming qui nous est proposé par le site Qobuz, était une chose fort attendue, sur laquelle il convient de s'attarder. Qobuz devient décidemment un acteur important du paysage musical sur Internet, et l'inscription au site pour voir le concert semble indispensable...
Je l'avais dit lors de la chronique de l'album, "Oui, Around Robert Wyatt est un album de studio, un "Studio Tan" assumé et parfaitement réussi, qui rompt peut être avec la vision uniquement immédiate du jazz. Un disque de Jazz qui n'en est pas ? Non, un travail de funambule, une inversion de pesanteur, comme la pochette du disque...".
Aussi, il me tardait de savoir ce que cela donnerait sur scène. Il semble à lire certaines critiques que la perception fut différente que l'on soit au théâtre Marigny où se déroulait le concert que tranquillement installé devant son ordinateur ; mais la prestation scénique que  j'ai pu découvrir m'a semblé tout à fait en rapport avec ce que l'on entend sur l'album, qui doit rester -peut être à l'inverse des canons habituels du genre, ce qui peine à passer chez certains- le mètre étalon de ce projet particulier, pensé pour le disque. Au final, il reste une musique diablement bien arrangée, avec des musiciens remarquables, notamment Eve Risser qui aura marqué les esprits avec son solo de piano préparé au mitan du concert.
Pour le reste, le regret fut de ne voir ni Wyatt ni Arno sur scène... J'avoue que la voix enregistrée de Wyatt me laisse comme un goût d'inachevé dans la bouche. Point faible de l'album, Daniel Darc livra une prestation pathétique qu'il convient d'oublier, heureusement chassé par l'image et la voix de Rokia Traoré, qui montre dans ce projet un potentiel qui lui permettrait de s'offrir des projets décalés par rapport à sa condition de diva mandingue... Magnifique Rokia, qui mérite à elle seule de regarder le concert.

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

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25 octobre 2009

Flemme d'hiver

Un dimanche qui s'étire à regarder le seigneur des anneaux et à faire des plats roboratifs d'Hiver, à écouter de la musique et à picorer des lectures par-ci, par-là. Je n'ai même pas envie de causer de la foire qui vient dégueuler ses lumières dans mon salon. Pas trop envie de causer, mais juste le plaisir de montrer une photo du concert de vendredi. La lecture d'une interview édifiante de notre ministre en papier bible devrait permettre un bel article dans la semaine (ça c'est du teaser !)

Juste une photo donc...

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24 octobre 2009

Laurent Dehors au Triton

Aller-retour express donc, dans la région parisienne et plus particulièrement aux Lilas, heureuse ville qui accueille la salle du Triton qui fait tant pour le jazz et les musiques improvisées pour découvrir la nouvelle création de Laurent Dehors, Concerto Grosso qui promettait fort avec une formation toute neuve et particulièrement alléchante.
De "Tous Dehors" qui fêta ses quinze ans l'année passée, il ne reste dans ce projet qu'un trio, Dehors ayant gardé sa section rythmique de combat avec Antonin Leymarie à la batterie et au vibraphone (et parfois aux deux en même temps) et Gérald Chevillon au saxophone basse (qui peut quand le besoin s'en fait sentir passer à la flûte ou au soprano...). Ces deux là sont bluffant de maîtrise lorsqu'il s'agit de délivrer ce groove fiévreux et cabossé qui fait une grande partie de la "patte" Laurent Dehors, et qui porte l'ensemble des musiciens.
A cette base, s'adjoint un Matthew Bourne fracassant qui derrière une virulence de façade est d'une grande finesse et le quatuor Habanera, quatuor de saxophones sur un registre contemporain, qui ouvrent les possible de la musique si sophistiquée de Dehors. Six saxophones pour huit musiciens, tout allait donc se passer dans un jeu de timbre, à la fois excessivement épais et très horizontal, chacun de ces instrumentistes pouvant passer délicieusement d'un registre à l'autre.
On évoquera certainement plus longuement tout celà dans Citizen Jazz, mais l'énergie porté par ce concerto Grosso qui réussit son pari de former une construction cohérente à partir de miniatures s'inspirant de tout ce que Dehors construit depuis des années tient notamment sur le frottement entre jazz et contemporain, entre la lourdeur inexorable des basses et les trilles complexes d'une mélodie en liberté. Une mélodie qui prend tout autant au free qu'à un jazz contemporain, à la scène de Canterbury ou à la musique savante européenne qu'au rock le plus basiquement rythmique avec un égal bonheur sans abandonner la dérision caractéristique des formations de Laurent Dehors.
Concerto Grosso reprend des morceaux de Tous Dehors, mais la configuration instrumentale les évoque absolument différemment. La palme en revient à "Clusterland Recycling" qui visite plusieurs petites phrases musicales parsemées dans la carrière du saxophoniste. Le concert est passé sur France Musique on peut ainsi l'écouter jusqu'à vendredi prochain.
Autant dire qu'à partir de Samedi, l'attente va être longue jusqu'à la sortie d'un album

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21 octobre 2009

En passant

La fatigue, le manque de temps, la paresse, l'envie de montrer une photo, bref tant de mauvaises raisons qui me prennent ce soir m'invite à faire un simple et court passage devant l'écran... Juste l'occasion de vous signaler que David Chevallier me fait le plaisir d'avoir fait un diaporama de mes photos de Is That pop Music ?!?
Ainsi, la photo bonus que je mets ici, vous pourrez la voir aussi là-bas... C'est vraiment de la procrastination de bas-étage, quoi.

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19 octobre 2009

Retour sur Vendôme

Il y a une semaine, je faisais mention d'un déplacement à Vendôme afin de participer à un colloque sur "Les relations entre les orchestres de jazz et les collectivités territoriales face à leurs nouvelles responsabilités territoriales et nationales". Comme convenu, j'ai fait un compte-rendu pour Citizen Jazz que vous pouvez lire ici...
Comme les photos sur CJ concernant l'orchestre de Jean-Christophe Chollet sont connues des lecteurs de Sun Ship, un petit bonus avec une photo du tromboniste Geoffroy de Masure !

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18 octobre 2009

Baudruches

Voir les réactions des politiques et des intellectuels photogéniques s'empiler, baudruches médiatiques plus ou moins portés par le vent de l'opinion qu'ils forgent, cette facilité à monter en pression, comme un concurrent de jeux télévisé avec un buzzer qui doit être appuyé le plus vite pour qu'on parle de vous, quitte parfois à se prendre les pieds dans le tapis est absolument fascinante... D'autant que chacun sera passé à quelques chose d'autre demain ; sonnez révolte, tambour, trompette...
Dans un journal qui vend du temps de cerveau disponible, qu'est-ce qu'une privatisation de service public ou une politique de traque des immigrés, après tout, quand un jeune homme au look de garçon de plage s'amuse à singer les dauphins pour briguer un siège dans les plus laids buildings du Monde ?
En Angleterre, au Japon, ou dans n'importe quel pays qui ne vivrai pas dans le culte d'un mélange fallacieux entre Bonapartisme, veulerie et PMU, tout ce petit monde aurait démissioné, et fin de l'histoire. Ici, non, on tourne en boucle jusqu'à temps que tout le monde oublie, et on arrêtera un ennemi public ou l'autre pour changer de "sujet de société." ces trucs vides dont on fait les sondages, un peu comme on donne des farines animales. "On est cerné par les cibles" dit Minvielle...
Ce bougisme de marchand de soupe a depuis quelque mois un ennemi commun. C'est l'Internet.
La cristallisation sur Internet, ce potentiel publicitaire et fantamatique que l'inconsistance médiatique peine à chevaucher, tant son utilisation et sa culture est disparate, est révélatrice d'un vieux monde qui s'écroule. Lentement, pesamment, nous entrainant certainement avec lui, mais qui s'écroule. On avait eu Finkie, Olivennes, Morano, Lefebvre (on en oublie tellement !) et voici maintenant que c'est Séguéla qui s'y met... "Internet est la plus grande saloperie inventée par les hommes".
Moi qui croyait bêtement que c'était la publicité...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir, heureusement pour elle...

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17 octobre 2009

David Chevallier, it was pop, was'nt it ?

Hier soir, donc, David Chevallier se produisait avec des musiciens qui avaient déjà croisés sa route depuis des années, si l'on fait exception du bruxellois David Linx, vocaliste de jazz dont la présence pouvait paraître surprenante, au regard des backgrounds musicaux manifestement différent des deux David. Mais les étiquettes ont la vie dure, car Linx rentra de suite dans l'univers de ces pyromanes, toujours juste et jonglant entre métrique et rythmique en écorchant ce côté parfois trop lisse.
On y reviendra dans un papier plus long pour Citizen Jazz, mais je ne résiste pas à vous livrer quelques considérations en avant première. Dans cet exercice de style qui consistait en la déconstruction de morceaux de pop anglaise qui avaient marqué les musiciens, il fut tout d'abord plaisant de voir qu'il ne d'agissait ni d'une disgression mélodique sur des thèmes remachés ni une destruction connivente de thèmes pauvres à usage des amateurs de jazz. Il s'agissait bien d'une réinterprétation, d'une appropriation par des musiciens ouverts et très en verve, Denis Charolles en tête...
On sait le guitariste très à l'aise dans les arrangements et les transcriptions, et certains morceaux étaient ciselés pour permettre à chacun des improvisateurs d'exprimer les possibilités de son instrument. L'exemple même de ces transcriptions reste sans doute le travail époustouflant de Michel Massot dans les riffs de basse au tuba, notamment dans le morceau central, "message in the bottle" de Police. Quant à David, il survole, dirige, cherche parfois l'indicible, la sensation, entre effleurement et excitation.
Ce genre d'exercice est parfois un peu plaqué ; c'est ici une vraie réussite, que l'on espère voir très vite en disque...

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