08 octobre 2009
Retour sur Twitter
J'ai longtemps été très dubitatif par rapport aux réseau sociaux, bien qu'utilisateur de la première heure de MySpace, qui ne fait que confirmer tout les jours le constat fait ici de son véritable changement de statut : il m'est arrivé ces dernières semaines de deviser en direct avec un accordéoniste belge, un saxophoniste nantais ou un clarinettiste allemand, ce qui est rendu d'autant plus facile que la musique de marge a investi et investi de plus en plus ce lieu...
Si je n'ai pas changé d'avis sur Facebook, j'utilise Twitter depuis maintenant quatre mois. Et je suis de jour de jour convaincu que cet outil un peu étrange en 140 caractères est très utile...
Certes, j'en perçois à la fois les limites et des utilisations concrètes qui en font un réseau social vraiment différent des autres. Premièrement, je le trouve vraiment moins intrusif que les autres, et notamment Facebook, dont je ne perçois toujours pas l'intérêt. Twitter a cela d'intéressant qu'il permet de mélanger les médias : musique, photos. Il y a même un côté fascinant à suivre l'évolution des photos en temps réel, comme une fenêtre impudique sur le monde... En musique, c'est idem ; c'est très intéressant de découvrir les disques que ses contacts disent écouter en étant devant l'ordi, comme une forme frustre mais efficace de prescription...
Mais ce qui m'a séduit avant tout, c'est que Twitter est un réseau social de lecteurs, qui renvoient vers des liens, avec des textes plus longs que la formule SMS... C'est ce que certains journalistes benêts n'ont toujours pas compris : Twitter, lorsqu'on sait l'utiliser et sélectionner ses contacts, ce n'est pas dans les 140 caractères que l'intérêt se trouve, mais dans ce vers quoi ils renvoient -ou dans le bonheur de l'aphorisme définitif- ! C'est pour ça aussi que ceux qui ne se servent de l'outil que comme un affichage de com' se plantent : sans échange, sans curiosité ni découverte, Twitter a autant d'intérêt qu'un journal gratuit de petites annonces...
Et dire que je fais cet article panégyrique sur Twitter alors que le site connais un bug gigantesque depuis deux heures !
Et une photo qui n'a strictement rien à voir
07 octobre 2009
Massot/Florizoone/Horbaczewski - Cinema Novo
Depuis les années 90, lorsque avec Fabrizio Casol et "trio Bravo" il faisait avancer le bouchon d'un jazz européen en liberté, friand de voyages musicaux, qu'ils soient au long cours ou au bout de la rue, Michel Massot explore une musique poétique et profonde en trio, également avec ses amis de Tous Dehors, son compatriote Binchois Michel Debrulle ou Laurent Dehors lui-même, qui furent ses comparses dans l'avatar "trio Grande".
Michel Massot, que ce soit dans ses formations ou lors de ses participations récentes à Print, ses apparitions aux côtés de Ducret ou de laurent Blondiau reste un musicien à la palette très large, ses deux instruments de prédilection, le tuba et le trombone permettant un spectre très large de timbres et de sensations.
Toujours très actif sur la scène belge -Massot est prof à l'illustre conservatoire de Liège qui récompensa il y a peu Anthony Braxton-, Michel Massot explore de nouveau l'introspection poétique du trio avec deux magnifiques musiciens belges qui le suivent dans une musique sensible, toujours à la recherche du dépouillement qui laisse l'émotion tenir à un fil.
Dans son dernier album, Cinema Novo, les deux autres pointes du triangle, l'accordéoniste flamand Tuur Florizoone et la violoncelliste Marine Horbaczewski partage avec lui cette volonté d'exprimer un folklore imaginaire fragile et chimérique dans une démarche très collective, avec une formation musicale assez atypique, qui joue là aussi sur le timbre filant sur la lame d'un couteau. Comme un clin d'oeil, l'album s'ouvre d'ailleurs sur "L'acrobate", compostion de Massot déjà présente sur Trio Grande et qui résume bien l'atmosphère de l'album, entre fragilité et harmonie.
La photo de l'album représente les trois musiciens sur une plage du Nord (De Panne, je pense, Oostende en fait, confirmé par Tuur lui même...) en un reflet impressionniste. Spontanément, la musique évoque d'ailleurs les plages du nord en hiver, lorsque le souffle du vent rend l'immensité prompt à la méditation et à la légèreté...
Qu'il rythme les élans dégingandés de ce formidable improvisateur qu'est Tuur Florizoone ou qu'il joue sur le souffle, le growl ou la mélodie, comme dans le morceau "l'attentive", Massot est fidèle à lui-même, aussi discret qu'époustouflant... La jeune violoncelliste Marine Horbaczewski, venue de la musique
contemporaine enveloppe les compositions des deux autres avec douceur,
s'offrant ça et là de magnifiques plages discursives et chimériques. Quant à Tuur Florizoone, la réjouissante découverte de ce remarquable accordéoniste dans l'épure est la meilleure nouvelle d'un disque qui est un petit bijou d'émotion.
Et une photo qui n'a strictement rien à voir...
03 octobre 2009
Anthony Braxton - Quintet (London) 2004
Dans la discographie pléthorique de Braxton, qui l'a souvent disséminé dans maintes labels différents, il existe depuis plus de quatre décennies des pépites, des morceaux faisant pont entre jazz des origines, musiques savantes européennes, et toutes les influences passées dans les tubes de sa Création.
Si la plupart de ses enregistrements sont enregistrés live, c'est que l'instant reste toujours son moteur de ses compositions, et qu'il s'entoure toujours de fabuleux improvisateurs. C'est d'ailleurs le cas sur cette composition 343 enregistrée à Londres en 2004 et éditée par Leo Records, petite perle atonale en deux parties qui laisse le temps au développements d'idées, de tirades bossuées et de corps à corps avec le trompettiste Taylor Ho Bynum.
Si son quintet de 2004 reste dans les esprits, c'est qu'au delà d'une composition à la première partie touffue et brillante, la formation est spectaculaire. Il y a bien sur la section rythmique composée d'un Chris Dahlgren que l'on a déjà vu avec Braxton, mais aussi du percussionniste Satoshi Kateishi, figure de la musique électronique expérimentale japonaise... Mais on sait que Braxton a toujours eu un rôle de passeur, et deux des jeunes musiciens qui l'entourent sont à la fois des fidèles de ses productions et des musiciens influencés par le multianchistes. Taylor Ho Bynum et Mary Halvorson participent également aux Ghost Trance Series et cela se perçoit.
Il y a dans ce concert londonien capté par la BBC à la fois un résumé du travail de Braxton dans ce début de XXIème siècle, mais aussi les prémices jetés des productions des deux jeunes New-yorkais. La guitare d'Halvorson est saignante, relance parfois le dialogue entre le saxophoniste et le trompettiste, ouvre d'autres plages et d'autres pistes. A la réécoute de ce concert, on pressent déjà la retenue d'un album comme Crackleknob.
Quant à Bynum, il étincelle. La seconde partie de la composition 343, beaucoup plus nerveuse, comme exutoire est placée sous sa direction et rappelle furieusement les parti-pris de Asphalt Flowers Forking Past, l'éclatant album tant aimé par ici...
Si ce concert jette les bases d'une musique improvisée contemporaine de la fin de cette décennie -on pense à Joe Morris également-, il est indubitable que Braxton en est l'un des grands instigateurs. Il n'y a qu'à se laisser cristalliser par son magnifique solo d'alto à la 32ème minute de la première partie...
Et une photo qui n'a strictement rien à voir...
29 septembre 2009
Roland Kirk - Volunteered Slavery
Volunteered Slavery est un album important de la carrière de Kirk, même si ce n'est pas toujours celui que l'on cite en premier
On aurait pu parler de cet album à l’occasion de la sortie de l’album d’Olivier Temime, Breakfast in Babylon, puisque son groupe est une référence directe avec cet album de l’immense Roland Kirk. Je ne le fis pas à l’époque, et pourtant, ce disque mérite sa place dans les racines du bien par ce qu’il véhicule, par sa liberté et son approche visionnaire. Par le souffle fondamental de création qui inonde l’ensemble de l’album…
Se référer au Volunteered Slavery, c’est vouloir embrasser une musique totale, un spicilège ouvert en mutation de la musique noire-américaine dans son ensemble et même au-delà, tant Roland Kirk est allé chercher la musique et son inspiration dans l’air du temps. Pas de celui qui murmure aux oreilles des décideurs, mais plutôt celle qui rythme la rue et les âmes…
Roland Kirk est un musicien total, habité par sa musique, peut être la seule chose de laquelle il est
bon d’être esclave ; surtout si l’on en est l’esclave volontaire. Le multianchistre reste célèbre pour jouer de trois saxophones en même temps, et d’être l’un des rares utilisateurs du « Manzello » et du « Strich », deux saxophones rares avec lesquels, grâce à une capacité respiratoire hors-norme il pouvait se permettre toutes les excentricités harmoniques. On ne saurait d’ailleurs faire ici la liste de l’ensemble des instruments utilisés par Kirk, mais sa volonté de recherche et de création ne s’arrêtait pas à la
musique, se projetant dans l’utilisation –parfois délicieusement iconoclaste- des instruments…
Insolite, performeur, sauvage parfois
dans ses traits de saxophones tranchants comme des lames portés par un enthousiasme communicatif, Roland Kirk reste souvent l’enfant turbulent d’un jazz en mutation et en perpétuelle création. Le limiter à cela, ce serait oublier la fantastique capacité d’improvisateur et de
compositeur de ce musicien habité, et son ouverture d’esprit sur toutes les musiques en mouvement… Kirk était un musicien vénéré par Zappa, qui a joué avec lui, et c'est une autres dimension du personnage, plus politique, plus ancré dans un mouvement de contestation et d'éclatement des genres et des étiquettes.
Avec Volunteered Slavery, on est en plein dans ces axes musicaux.
Enregistré en live en 1969, avec parfois un son un peu crade, granuleux qui colle super bien à l'ambiance, au son, à l'attitude même de Kirk dans sa musique. Avec un groupe taillé pour le suivre dans les circonvolutions, les fausse-route, les envies, les musiques qui passent dans l'air comme dans la rue, Kirk passe d'une composition maison à "Hey Jude" des Beatles en un tournemain, Donne des couleurs à un composition parfaite de Bacharach, "Say a Little Prayer" qui assume ici un vrai fond de Soul rocailleuse, éclatante et tourmentée, loin de la douceur pétillante de l'originale, qui doit beaucoup à la foisonnante base rythmique, mais aussi et surtout au talentueux tromboniste Dick Griffin...
Volunteered Slavery est un disque indispensable par sa rage et par sa fougue, tout autant que par le talent de Kirk, qui se découvre ici cruement, presque violemment...
Et une photo qui n'a strictement rien à voir...
27 septembre 2009
Bruxelles, Ma Belle
J'ai encore passé du temps dans tes rues éjointées, un peu sales mais on s'en fout, et bordéliques et c'est tant mieux, c'est tout juste comme il faut.
Les odeurs de mer du nord se mélangeait aux fritures, la bouffe c'est la bouffe, et les gens de partout se promenaient, tranquille, le nez au vent dans les pierres anarchiques, et même moqueuses parfois ; quand il y a du Bordel, c'est que ça vit. Place de Brouckère j'ai pensé que Coca-Cola faisait moche et que Viseur aimerait pas. Je me le dit à chaque fois.
Bruxelles.
Après une Faro fraîche dégustée à la mort subite, avec une tablée de Bruxellois qui moquaient les nouveaux vélos moches qui singent Paris, un tour dans la plus belle librairie francophones du monde (tropismes) et mes rituels d'architecture et de mauvais esprit. On ne saura pas aller à Magritte cette fois ci, mais sans nul doute il viendra à nous... Non, peut être ?
Le temps s'écoule dans le soleil qu'il fait, et même si la rue Blaes sent la normalisation bourgeoise qui se met un foulard pour faire comme s'ils avaient été peuple dans les fifties, les rues vivantes des Marolles sont là pour rappeler que ces zwanzeurs sont aussi légitime qu'une frite à la végétaline chez Antoine ! C'est pas grave, on passe...
Bruxelles, ma belle, ça fait 10 ans, et les années qui viennent ne seront que plus belles...
25 septembre 2009
Libre Belgïeque
Ca faisait longtemps, mais à l'heure où vous lisez ces lignes, nous sommes entrain de voguer en chantant à tue-tête vers la terre promise de Bruxelles, prêt à manger des fricadelles place Jourdan et à faire un tour dans les rues pavées de la belle d'Europe.
Passage à Bozar et si tout va bien, on ramène même des disques !
08 septembre 2009
Ill Communication from Belgium
Il ne faut pas me pousser longtemps pour penser que la Belgique est un bien joli pays, riche de cultures et d'horizons multiples, de langues mélangées, de défiance et de lutte, bref un endroit où il fait bon être, et ça tombe bien, puisque j'y suis souvent !
J'ai déjà dit également tout le bien que je pensais de la RTBF, dont l'écoute régulière grâce à une simple radio Internet permet de juger de la pâleur de nos rédactions françaises, de la peur d'avoir peur qui les saisi dès qu'il s'agit de faire simplement leur métier... Bien sur, il ne s'agit pas de généraliser ; des radios comme France Culture ou les Pure Player type Rue 89 ou Owni et bien sur le Canard Enchaîné sont des contre-exemples... C'est un peu court... Mais ce sont de ses rédacs que les infos sortent.
L'exemple récent du reportage sur Faurécia et Sarko est un exemple parmi d'autres, on peut également bien sur se rappeler de ce que la RTBF avait sorti lors du premier sommet international où nous fumes si tellement bien représentés. On pourrait ajouter les caddies de Châtel ou de Nadine, Mais ce qui est inquiétant, c'est que si ces choses "buzzent" sur la toile, les prisonniers des infos "temps de cerveau disponible"n'y ont pas accès.
Il serait très facile de penser que la RTBF se "paye" le petit Président pour pas un rond. Ce serait oublier que la RTBF eut le courage de mettre les pieds dans le plat avec Bye Bye Belgium et ne lâche jamais les politiques de leur propre pays non plus. Il n'y a qu'à voir la revue de Presse de la démission de Leterme... Non, en fait, c'est juste que l'air y est plus respirable.
Dans notre pays devenu un village Potemkine dirigée par des communiquants cyniques, on
a l'impression sournoise que la mithridatisation a estourbi la plupart
de nos concitoyens. La communication est devenu une telle plaie que pour la plupart, la démission a sonné.
Heureusement, des fois, tout ça se craquelle. Et là, c'est du bonheur.
Et si la photo avait à voir, pour une fois ?
31 mai 2009
Musiques et Danses du Belgistan
La fanfare du Belgistan est la fanfare nationale d'un petit état indépendant et libertaire de la Belgique orientale, sur les riantes rives de la Meuse, qui délivre depuis bientôt 10 ans une musique festive qui s'inspire énormément des orkestar balkanique dans l'ambiance de folie que le combo délivre sur scène.
la scène, c'est le véritable terrain de jeu des 7 membres (5 soufflants et deux percussionistes) de la fanfare ; on serait tenté de dire, la véritable existence géographique et frontalière du Belgistan !
Le Belgistan s'est fait connaître dans nos contrées par leurs alliances avec des groupes pour qui la scène est aussi un jardin : les ogres de Barback, Nery des VRP... La collaboration avec les Ogres est notamment la plus ancienne est la plus prolixe : deux albums, et une participation ponctuelle de l'excellent saxophoniste baryton Grégoire Tirtiaux. C'est d'ailleur le label Irfan des Ogres qui produit distribue cet album, gage de qualité et d'indépendance...
Loin des fanfares punks un peu bavaroise du genre fils de teuhpu ou CQMD, le Belgistan livre des morceaux bien écrits, dansants, et même parfois empleint de cette touche de sevdah propre aux formations balkaniques qui parle d'amour, de vin et de déchirure.
Le dernier album de la fanfare, qui s'appelle sobrement "Musiques et Danses du Belgistan" s'éloigne définitivement du format fanfare franchouille des festivals pour punks rassis pour continuer dans la veine balkanique, avec un ton et une vigueur aussi comunicative et voluptueuse que la pochette de l'album, et des musiciens doués qui sentent cette musique et savent l'écrire...
L'écoute de "Nostalgie du futur", "Crapaud" ou "Selim" et surtout la beauté de "L'éveil" ne donne qu'une seule envie, adopter très rapidement la double nationalité grolando-belgistanaise...
Et une photo qui n'a strictement rien à voir...
11 mai 2009
Stéphane Kerecki trio - Houria
Quand un disque est formidable, et Houria est de ceux-ci, il faut en parler vite, vite, pour avoir plus de temps pour l'écouter encore plus. Il est rare que j'ai envie d'écouter de la musique très fort, tous potards dehors, et en général c'est très bon signe. Coltrane, Braxton, tous les soufflants paroxystiques me donnerait envie d'harasser les voisins ; heureusement, je suis un garçon très bien élevé, je vais attendre d'être au fin fond de la rase campagne vendéenne !
Stéphane Kerecki est un garçon que nous aimons tout particulièrement ici, son trio qui ayant marqué l'année passée avec l'excellent "Focus Danse" en compagnie de Matthieu Donarier et Stéphane Grimonprez, soit l'une des plus alléchantes triplettes de ces dernières années. Si Focus Danse avait choisi le langage du rythme et de la danse, orchestré par un Kerecki loquace et tout en rondeur, le nouvel album du trio cherche davantage, grâce à sa section rythmique absolument remarquable, une teinte africaine, non pas dans l'évocation d'un voyage où d'une musique vagabonde, mais plus comme une volute impressionniste, une rythmique complexe et foisonnante, tenue de main de maître par le leader, enjolivé par un Grimonprez au jeu polymorphe, accompagné d'un travail mélodique d'une classe folle réhaussé du souffle rauque et stratosphérique de l'indispensable Tony Malaby.
Un Malaby qui s'installe dans ce triangle où le bassiste en devient le centre physique avec une aisance déconcertante, occupant un canal de la stéréo quand Donarier habite l'autre dans une discussion altière, le son ample et déhanché de Donarier donnant le contrepoint ou le soutien à la rocaille de Malaby dont le jeu au soprano touche direct au coeur.
Le tout mis en mouvement par des mélodies écrites par Kerecki, où la simplicité des thèmes défend une poétique de la légèreté, du séraphisme et de la Liberté.
Houria en arabe signifie Liberté, une Liberté habitée par le trio, pas une liberté réclamée ou déclamée mais une liberté qui s'impose d'elle même, déginguandée et espiègle qu'ils reprennent un thème sacré de Messiaen ou que le groupe livre une "Suite pour Tony" à l'image de son inspirateur, stratosphérique.
Remarquable.
Et une photo qui n'a strictement rien à voir...
19 avril 2009
Licence globale, farniente total
La semaine dernière, je me suis posé la question de faire un billet sur la récente décision de refaire voter par les parlementaires la loi Hadopi, en saquant pour ce faire une loi sur l'inceste.
Et puis, c'est tellement vulgaire et trivial que la seule chose qui venait au clavier, c'était que cela découlait surement des relations incestueuses entre les majors et les promoteurs de la loi... Puis cela risquait de tomber dans une démagogie de comptoir qui m'épuisait.
Pour la vulgarité et la démagogie, laissons cela aux professionnels.
Je voulais ensuite écrire un long plaidoyer pour la licence globale, mais que dire de plus que ce que j'ai lu sur l'excellent blog de Philippe Axel ? Je suis pour la licence globale, même si je ne télécharge pas ou plus, ayant bien conscience de faire partie de la frange des plus privilégiés qui reçoivent les disques ou ont les moyens de les acheter.
Et puis, il fait beau, j'écoute un Anthony Braxton somptueux et j'ai envie d'aller me promener... Alors je vous laisse avec toute cette lecture !















